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juin 2021

MMXXI-2021 Année augustéenne

En 2021, Auguste fait l’actualité !

Photo service de presse.

Photo service de presse.

Réouverture à Rome du Mausolée d’Auguste restauré, découverte dans un village italien d’une tête en marbre représentant Auguste, exposition à Nîmes sur le culte impérial instauré par Auguste…

Plus de 2 000 ans après sa mort, le premier empereur de Rome n’en finit pas de faire parler de lui !

Il y a quelques semaines, une équipe d’archéologues a découvert par hasard à Isernia, village du centre de l’Italie, une tête en marbre haute de 35 cm représentant l’empereur Auguste.

« C’était une sûrement une statue importante, mais nous ne savons pas pourquoi elle était ici. Elle a peut-être pu appartenir à un temple dédié au culte de la famille impériale, ou au forum… Mais ce ne sont que des hypothèses » (Maria Diletta Colombo, archéologue au département régional du ministère du Patrimoine culturel italien).

Cette découverte fait écho à la réouverture au printemps 2021 d’un monument emblématique de Rome : le Mausolée d’Auguste. Fermé depuis 2007 pour travaux, le mausolée était à l’origine le monument funéraire de la famille impériale, où ont notamment été déposées les cendres d’Auguste.

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Exposition à Nîmes

En France, c’est à Nîmes, au Musée de la Romanité, que le grand public pourra comprendre par quels moyens Auguste a utilisé son image et le culte autour de sa personne et de sa famille pour légitimer son pouvoir et ses actions à travers l’Empire.

Du 13 mai au 19 septembre 2021, le Musée de la Romanité organise, avec la collaboration du Musée du Louvre, la première exposition française intégralement consacrée au culte impérial : « L’Empereur romain, un mortel parmi les dieux », la première exposition française entièrement consacrée au culte impérial, pratique instaurée par Auguste au Ier siècle av. J.-C. Aux côtés des 149 objets et œuvres présentés, le public découvrira notamment un dispositif numérique retraçant le parcours des funérailles de l’Empereur jusqu’au fameux Mausolée !

L’exposition retrace les origines du culte impérial, pratique instaurée par le premier empereur de Rome, Auguste, au Ier s. av. J.-C. Au fil du parcours, le public découvre les références religieuses et mythiques qui légitiment le pouvoir de l’empereur et participent à la construction de son image dans l’ensemble de l’Empire. À la croisée de l’art officiel, de la politique et de la religion, le parcours s’articule en deux parties, dans une scénographie originale permettant de visualiser les oeuvres sous toutes leurs facettes.

La première partie de l’exposition est consacrée à Auguste sous le règne duquel le « culte impérial » se met en place. Ce concept recouvre, en Occident romain, une grande diversité de manifestations religieuses publiques célébrées autour de l’empereur, considéré de son vivant comme l’âme de l’État et la garantie de sa prospérité. Même s’il tend à apparaître comme l’intermédiaire entre les hommes et les dieux et comme un homme providentiel, l’empereur n’est pas, pour autant, assimilé à un dieu. Il n’est divinisé qu’à sa mort, mais son statut reste alors inférieur à celui des dieux immortels.

Cependant, indéniablement, dès le règne d’Auguste, le pouvoir impérial renforce sa légitimité en s’appuyant sur les honneurs religieux qu’il reçoit et sur sa proximité avec les dieux. Son image, dont la présence est forte à Rome, en Italie, dans les provinces, est l’un des vecteurs privilégiés de cette idéologie et ce, sous de multiples formes : statuaire, numismatique, programmes architecturaux, etc. Le nom et la position de l’empereur apparaissent partout par la démultiplication des inscriptions.

Cette présence dans l’Empire n’est pas imposée unilatéralement ; elle est le fruit d’un mode de communication complexe établi entre les autorités locales et le pouvoir central. Ce dialogue est particulièrement significatif en Narbonnaise, une province dont la romanisation est précoce et dont les cités bénéficient très tôt de la faveur d’Auguste, fondateur du pouvoir impérial et réorganisateur de l’État.

Photo service de presse.

Photo service de presse.

La seconde partie de l’exposition s’intéresse ainsi aux différentes formes prises par le culte impérial en Gaule narbonnaise et aux édifices qui y étaient dédiés à Vienne, Arles, Béziers ou encore Narbonne. À Nîmes, non loin du musée, deux sites d’époque augustéenne invitent les visiteurs à prolonger l’exposition in situ : la Maison Carrée et l’Augusteum du site de la Fontaine. L’originalité, l’importance historique et la portée politique de ces monuments religieux restent souvent ignorées du grand public. L’exposition se propose de les replacer dans un large contexte en explorant les multiples aspects du culte impérial.

Première exposition entièrement conçue par le Musée de la Romanité depuis son ouverture en juin 2018, celle-ci rassemble 149 œuvres dont 30 prêtées par le Musée du Louvre. Par ailleurs, 64 œuvres appartenant aux collections du Musée de la Romanité, dont 46 n’ont encore jamais été présentées au public, sont restaurées et dévoilées pour l’occasion.

Grâce aux prêts de 14 musées français et italiens, le Musée de la Romanité donne l’occasion au public d’admirer des œuvres exceptionnelles, dont les qualités esthétiques sont particulièrement mises en valeur par la scénographie.

Le catalogue d’exposition

Le catalogue rassemble les contributions d’éminents spécialistes sur les multiples thématiques associées au concept de « culte impérial » ainsi que les notices de l’ensemble des oeuvres exposées. Conçu comme un prolongement de l’exposition, il offrira aux amateurs d’histoire l’opportunité d’approfondir leurs connaissances et de satisfaire leur curiosité sur un thème historique majeur qui ne fait que rarement l’objet d’ouvrages de synthèse.

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Publié à l’occasion de l’exposition organisée au Musée de la Romanité du 13 mai au 19 septembre 2021

Éditions de la Ville de Nîmes

24×28 cm

240 pages intérieures, intérieur

couché semi-mat 170 gr

Prix de vente unitaire au public : 30€

En vente en librairie à Nîmes et Paris

ISBN : 978-2-9571784-0-7