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août 2022

Mission archéologique de l’UNESCO sur les bancs de Skerki

La mission scientifique de l’UNESCO, composée d’archéologues de huit pays méditerranéens, vise à documenter les vestiges de quatre épaves situées sur les bancs de Skerki, datant de l’Antiquité au XXe siècle. Ces bancs de Skerki sont aussi dénommés “canal de Sicile” ou “canal du Cap Bon”, ce bras de mer situé en Méditerranée entre la Sicile et la Tunisie. À l’aide de véhicules sous-marins téléguidés, la mission cartographiera la zone dans laquelle se trouve chaque épave, et documentera et cataloguera les objets anciens qui jonchent les fonds marins. La mission partira de La Seyne-sur-Mer en France le 21 août et accostera à Bizerte en Tunisie le 3 septembre, avant de revenir à La Seyne-sur-mer le 6 septembre.

Une collaboration internationale pour la protection du patrimoine commun
Ce projet est mis en œuvre dans le cadre de la Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de 2001. À ce titre, l’UNESCO coordonnera un partenariat scientifique ambitieux entre huit pays : l’Algérie, la Croatie, l’Égypte, l’Espagne, la France, l’Italie, le Maroc et la Tunisie. Des archéologues de chaque État membre travailleront ensemble pour mener à bien cette mission.
Les experts documenteront le site à l’aide de véhicules sous-marins téléguidés à la pointe de la technologie. Quatre épaves seront explorées par ces véhicules, et de nouvelles découvertes pourraient être faites.

Un cimetière de navires
Les caractéristiques topographiques particulières des bancs de Skerki – leurs courants contraires, leurs nombreux rochers à fleur d’eau – ont provoqué le naufrage de nombreux navires au fil des siècles.

Une histoire commerciale et militaire d’une grande richesse
Les épaves découvertes dans les bancs de Skerki sont d’une grande richesse, car la région a longtemps été l’un des canaux de navigation les plus fréquentés au monde. Dans l’Antiquité, elle servait de voie maritime directe entre Carthage et Rome. Au début de la période médiévale, c’était une route commerciale importante, principalement pour les Fatimides, qui contrôlaient alors la Sicile et le nord de l’Afrique. Les bancs de Skerki ont également été le théâtre de plusieurs batailles durant les deux guerres mondiales.

Des trésors pillés au fil des siècles
Le patrimoine subaquatique est particulièrement vulnérable au pillage ainsi qu’au chalutage qui retire ou détruit ce patrimoine. Nombre d’objets ont été enlevés des fonds marins par des plongeurs et des pêcheurs. Pour protéger le patrimoine commun des bancs de Skerki, la mission dirigée par l’UNESCO s’attachera à délimiter la zone précise dans laquelle se trouvent les épaves et à cataloguer une partie de ce patrimoine culturel subaquatique, y compris les objets anciens encore présents.