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janvier 2021

Une taverne de restauration rapide mise au jour à Pompéi

La taverne, ancêtre de la restauration rapide d’aujourd’hui, a été entièrement fouillée, et les archéologues ont découvert non seulement des peintures magnifiquement conservées, mais également des restes de nourriture et les corps de quelques victimes de l’éruption du Vésuve en août 79 de notre ère.

Avant l’éruption du Vésuve, la ville de Pompéi abritait entre 10 000 et 20 000 personnes, dont de nombreux Romains aisés qui y possédaient des résidences d’été. Parmi toutes les activités possibles que les habitants de Pompéi pratiquaient dans leur vie quotidienne , il y avait les repas et autres plats à déguster que les auberges et autres tavernes (Thermopolia) proposaient aux quidams, et l’opulente cité de Campanie en possédait près de 80 qui proposaient des boissons, du pain, des poissons salés, du fromage, des lentilles et du vin épicé !

Le Parc archéologique de Pompéi a récemment annoncé que le thermopolium de la Regio V, une taverne située entre deux rues, le Vicolo delle Nozze d’Argento et le Vicolo dei Balconi, avait été entièrement fouillé. Les décors de la taverne comprennent une représentation peinte d’une Néréide (nymphe marine) à califourchon sur un hippocampe ou un cheval à queue de dragon, une autre figurant une plante, et une peinture qui semble illustrer l’activité même de la boutique puisqu’elle représente un homme entouré d’amphores. Des amphores similaires ont, en effet, été trouvées devant le comptoir (voir ci-dessous).

Nymphe assise sur un hippocampe.

Nymphe assise sur un hippocampe. © Parco Archeologico di Pompei. Photo de presse.

 

Cette peinture représentant un personnage marchant parmi des amphores fait sans doute référence aux activités de la taverne, faisant office d'enseigne. © Parco Archeologico di Pompei. Photo de presse.

Cette peinture représentant un personnage marchant parmi des amphores fait sans doute référence aux activités de la taverne, faisant office d’enseigne. © Parco Archeologico di Pompei. Photo de presse.



La dernière section du comptoir montre des représentations peintes de certains des animaux qui y étaient vendus : des canards colverts et un coq. L’analyse en laboratoire a confirmé la présence d’un fragment d’os de canard dans l’un des dolia (grandes jarres destinés à la conservation des aliments) trouvés intégrés dans le comptoir. D’autres vases contenaient des restes de chèvres, de poissons, de cochons et d’escargots. Un récipient à vin contenait des haricots cassés ou moulus qui, selon les chercheurs, étaient utilisés pour blanchir le vin et en améliorer le goût.

Vue générale du thermopolium avec les peintures destinées à attirer les clients.

Vue générale du thermopolium avec les peintures destinées à attirer les clients. © Parco Archeologico di Pompei. Photo de presse.

Massimo Osanna, directeur général par intérim du parc archéologique de Pompéi, a expliqué l’importance des fouilles récentes : «Les possibilités d’étude de ce Thermopolium sont exceptionnelles, car pour la première fois, une zone de ce type a été fouillée dans son intégralité, et il a été possible de réaliser toutes les analyses que les techniques actuelles autorisent ». Il pense que les analyses ultérieures en révéleront davantage sur le régime alimentaire courant des habitants de Pompéi.

Le comptopir avec cles canards morts et le coq. © Parco Archeologico di, Pompei. Photo de presse.

Le comptoir avec les canards morts et le coq. © Parco Archeologico di, Pompei. Photo de presse.

Des ossements humains ont également été retrouvés. Un individu, âgé d’au moins cinquante ans, était au lit lorsque Pompéi a été détruite. Les os d’un autre individu ont apparemment été déplacés dans un grand vase par les premiers tunneliers. Le Parc archéologique de Pompéi poursuit ses analyses en laboratoire et continuera probablement d’annoncer de nouvelles découvertes.

Jarre du Thermopolium de la Regio V.  Parco Archeologio di Pompei. Photo de presse.

Jarre du Thermopolium de la Regio V. Parco Archeologio di Pompei. Photo de presse.