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mars 2022

Riche passé et mur tombé à Boigny-sur-Bionne

Boigny-sur-Bionne (Loiret) – ZAC de la Clairière, Tranche 2

En 2019, une première fouille archéologique avait levé le voile sur un important domaine rural d’époque romaine au nord de Boigny-sur-Bionne (45), en explorant la résidence des maîtres des lieux. En 2021, ce sont les structures d’exploitation qui ont émergé du sol, sous la forme de bâtiments disposés au sein d’un vaste enclos. Mais ces vestiges romains s’installent sur un substrat déjà occupé depuis près de six siècles, en particulier avec une ferme gauloise manifestant la présence ancienne d’une puissante élite locale.

Les raisons de l’intervention

La fouille archéologique menée en 2021 s’inscrit dans la continuité d’une opération engagée en 2019, dans le cadre de la future ZAC de la Clairière. Piloté par Nexity, cet aménagement est destiné à la construction de logements. Les deux campagnes successives ont porté sur une surface totale de 2,7 hectares (dont plus de 2,3 ha ont été décapés).
D’après le diagnostic archéologique préalable à la fouille, ce secteur de la commune de Boigny-sur-Bionne était occupé de la fin de la période gauloise au Moyen Âge. Si la fouille de 2019 a révélé la partie résidentielle d’une vaste villa gallo-romaine, il restait à identifier la partie agricole de cette exploitation rurale.

 

Cave et empreinte de son escalier d’accès. Photo © Archeodunum SAS.

Cave et empreinte de son escalier d’accès. Photo © Archeodunum SAS.

 

Les principaux résultats

En 2021, l’équipe dirigée par Jérôme Besson s’est concentrée sur un secteur localisé à l’est de la rue du Vieux-Bourg, au nord de l’église actuelle. La fouille a livré une quantité importante de vestiges datés du Premier âge du Fer à l’Époque moderne.

Les bâtiments agricoles de la villa-gallo-romaine

Sujet principal du dossier, l’occupation antique a fait l’objet d’une étude particulière. Les vestiges correspondent à l’extension de la villa en direction de l’est. Ils se composent de plusieurs bâtiments disposés au sein d’un grand enclos délimité par un mur.

500 m² d’étable et de stockage

La plus vaste des constructions est un bâtiment technique qui couvrait une surface de 500 m². Cet édifice avait probablement un usage mixte, comme étable et pour le stockage. Il est doté de deux pièces excavées, dont une cave. Il jouxte une dépression naturelle aménagée à l’aide de blocs de calcaire et de fragments de tuiles, correspondant vraisemblablement à une zone de stockage de fumier (fumière).

Chute de mur

Fait remarquable, un pan de mur, long de 9 mètres, a été retrouvé couché d’un seul tenant sur le sol côté fumière. Cette découverte, particulièrement rare dans le monde rural, permet de restituer une hauteur minimale de 4 m pour la façade orientale du bâtiment.

 

Vue aérienne du mur effondré. Photo © Archeodunum SAS.

Vue aérienne du mur effondré. Photo © Archeodunum SAS.

 

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