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Nicolas-Antoine Taunay (1755-1830), Entrée de la Garde Impériale à Paris par la barrière de Pantin, 25 novembre 1807.
Huile sur toile 157,5 x 223 cm. Château de Versailles. © RMN-Grand Palais (Château de Versailles)/Franck Raux
février 2015

NAPOLÉON ET PARIS : RÊVES D’UNE CAPITALE

EXPOSITION au Musée Carnavalet

8 avril – 30 août 2015

Le 22 juin 1815, Napoléon Bonaparte abdique à l’Élysée après la défaite de Waterloo. Deux ans après la fin du premier Empire, l’exposition Napoléon et Paris : rêves d’une capitale au musée Carnavalet explore les relations complexes entre un homme exceptionnel et l’une des plus belles villes du monde. Paris a façonné Napoléon tout autant que Napoléon a transformé Paris : durant la Révolution, Napoléon comprend que l’opinion se forge et que le pouvoir se conquiert dans la capitale. Paris est ensuite le théâtre des moments-clés de sa carrière politique : le coup d’État du 18 Brumaire, le sacre, le mariage avec Marie-Louise, la naissance de son fils…

La ville rêvée par l’empereur est une nouvelle Rome peuplée de monuments grandioses parfois achevés, parfois seulement ébauchés : la colonne Vendôme, le palais de la Bourse, la fontaine du Châtelet, le Temple de la Gloire, les arcs de triomphe du Carrousel et de l’Étoile. Nombre de ces rêves sont restés à l’état de projet, comme le très populaire éléphant de la Bastille, les palais du roi de Rome, des archives ou d’Orsay. Un dispositif multimédia permet de retrouver les emplacements de ce Paris napoléonien.

Enfin, Paris devient le centre de la vie politique, diplomatique et mondaine du « Grand Empire » où confluent les élites de la nouvelle Europe. Le faste de la vie au palais des Tuileries, réaménagé par les architectes Percier et Fontaine, est évoqué à travers le luxe quotidien et l’élégance des figures impériales : Joséphine, Marie-Louise, le roi de Rome, les frères et sœurs de Napoléon, les dignitaires et les courtisans. Mobilier, costumes et accessoires restituent l’atmosphère de l’époque.

Les paysages parisiens peints par Gros, Bouhot, Boilly ou Hubert Robert, les maquettes, plans et dessins issus des ateliers de Percier, Fontaine et Brongniart, les reliques des monuments disparus, les nombreuses caricatures font revivre avec une puissance d’évocation inégalée le style Empire et l’urbanisme napoléonien