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juin 2022

Exposition

APULIA, MYSTÈRES DES POUILLES ENTRE TERRE, PIERRES ET MER.

Institut culturel italien de Paris

5 juillet – 28 septembre 2022

La région des Pouilles, talon de la botte planté entre l’Adriatique et la mer Ionienne, fait l’objet d’un véritable engouement pour son authenticité, ses plages et sa gastronomie.

Mais c’est à un parcours plus surprenant que nous convie l’Institut Culturel italien. Diego Marani, directeur de l’Institut culturel italien de Paris, et Francesca Marocchino, commissaire de l’exposition, entourés d’un comité scientifique avec l’appui de sept des principaux musées de la région, invitent le visiteur à découvrir les mystères de cette région, et grâce aux objets exposés, décryptent la fascination qu’exerce cette terre si particulière. Trois sections vont ainsi révéler au public français des œuvres jamais exposées en France et des monuments encore inconnus.

Section archéologique/IVe-IIIe siècles av. J.-C.

Une vingtaine de pièces archéologiques exceptionnelles sont réunies, afin d’évoquer ce passé antique pendant lequel une partie de l’Italie du Sud a été colonie attique sous le nom de “Magna Graecia”. Soigneusement sélectionnés avec une archéologue spécialisée, elles proviennent de différentes parties de la région.

Parmi les pièces exposées figurent des vases à figures rouges issues notamment de la célèbre collection Jatta de Ruvo di Puglia, comme l’amphore représentant l’histoire d’Antigone, les célèbres rhytà, coupes zoomorphes, très convoitées par les riches collectionneurs du XIXe siècle ; le magnifique vase avec visage féminin issu de la collection de Canosa, les acrobates du Musée MarTa de Tarente, la raffinée production de Gnathia de la Fondation De Palo-Ungaro, ou encore les pièces issues du Musée Ribezzo de Brindisi et du Musée Castromediano de Lecce.

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Oinochoe configuré avec une tête de femme, fin du IVe siècle AJC- ©Musée archéologique national de Canosa di Puglia.

œnochoé dont la panse adopte la forme d’une tête de femme, fin du IVe siècle av. J.-C. © Musée archéologique national de Canosa di Puglia.

Chacun de ces objets témoigne du raffinement extrême de cette civilisation, de sa pratique des plaisirs, de l’importance accordée au culte des morts, de la particularité de l’art de la céramique qui atteint son apogée à cette période.

Section médiévale/VIIIe-XIIIe siècles

Ce sont les pierres et leurs mystères qui constituent le fil conducteur de cette partie de l’exposition. Dans cette région, qui garde les traces des Byzantins, des Lombards, des Normands, des Souabes, de Frédéric II, des Sarrasins, et où subsistent plusieurs langues minoritaires, évoquées dans le parcours, les habitants n’ont cessé de creuser la roche et de bâtir des chefs d’œuvre, de nord à sud, de la Daunia jusqu’au Salento, avec une variété surprenante de formes et de styles.

Le visiteur va, par une installation vidéo, pénétrer dans les ravins et dans les églises rupestres, encore méconnues, dont les murs de roche sont entièrement recouverts de fresques d’ascendance byzantine.

Mosaïque du griffon,cathédrale de Bitonto, XIème siècle, Photo : Paolo Azzela.

Mosaïque du griffon,cathédrale de Bitonto, XIe siècle, Photo : Paolo Azzela.

Une riche section dédiée au Moyen Âge invite le visiteur à découvrir l’évolution architecturale des lieux de culte du Haut Moyen Âge (VIIIe siècle) jusqu’au XIIIe siècle dans différentes parties de la région. On découvre les émouvantes églises rurales à coupoles alignées, entourées par une campagne à la terre rouge couverte d’oliviers, bâties en partie avec des pierres sèches. On s’émerveille des prouesses des travailleurs de la pierre depuis l’Antiquité tardive jusqu’aux cathédrales romanes. Pour construire ce parcours, Francesca Marocchino a fait appel à des grands photographes de la région et à des médiévistes réputés pour nous offrir, à l’issue d’une campagne photographique lancée spécialement pour l’exposition, des photos originales d’églises rurales, de cathédrales, de sculptures et de mosaïques.

Eglise rupestre de San Nicola- Mottola -Tarente; fresques XIe- XIVe siècle.

Église rupestre de San Nicola- Mottola -Tarente ; fresques XIe- XIVe siècle.

L’exposition présente l’œuvre originale “phototopographique” de Domenico Fioriello , mosaïque de photos de la ville historique de Bitonto, qui met en lumière des quartiers de la vieille ville, des arches, des rues, des escaliers. Il s’agit d’une étude conduite avec rigueur, mais empreinte de poésie, qui nous donne une vision plus large sur le tissu minéral des centre-villes enchevêtrés d’une beauté étonnante. On y découvre la richesse et les particularités de l’art de construire dans les Pouilles où se mêlent et cohabitent, notamment, influences romanes et byzantines, et aussi le Moyen Âge, la Renaissance et le Baroque.

Section Jardin

Dans les jardins, on accède à un autre univers. Un “Maître parietaro*” construira sur la pelouse de l’Institut Culturel italien un “mur à sec”, à l’image des murs de pierres sèches serpentant entre les oliviers millénaires qui marquent le paysage de la région et qui rappellent les techniques de construction ancestrales qui s’observent encore aujourd’hui sur les fameux Trulli.

Enfin, l’exposition invite deux plasticiens contemporains de grande envergure : Francesco Schiavulli et Lino Sivilli. Leurs sculptures “Macchina selezionatrice di raggi solari” de Lino Sivilli, lié à l’héritage de l’artiste Pino Pascali, et “Ultima cena” de Francesco Schiavulli viennent conclure ce parcours qui, sans vouloir être exhaustif, se propose de raconter les Pouilles et surtout d’exprimer l’âme de cette région ancestrale et magique, chargée d’histoire et de mystères.

* Maître artisan de la construction de murs en pierre

Informations

Institut Culturel Italien

50 Rue de Varenne, 75007 Paris iicparigi@esteri.it

Tél. 01 85 14 62 50

www.iicparigi.esteri.it

Tél. 01 85 14 62 50