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Vue aérienne du chantier de Saint-Vulbas. Bâtiment appartenant au quartier artisanal de l'agglomération antique. © Archeodunum.
avril 2012 Saint-Vulbas (Ain)

De l’âge du Bronze à l’Antiquité tardive

L’opération d’archéologie préventive menée sur la commune de Saint-Vulbas (Ain) par la société Archeodunum, à l’occasion du projet d’extension du foyer d’Accueil Médicalisé Les Claires Fontaines, s’est achevée en décembre 2011 au terme de plus de trois mois d’investigations. Un pan entier de l’histoire de ce site, localisé au nord de l’agglomération actuelle, en rive droite du Rhône, a été révélé, avec une première occupation dès la transition Bronze moyen/Bronze final.
La première manifestation d’un véritable quartier d’habitation remonte au deuxième tiers du Ier siècle avant notre ère. Il est matérialisé par la présence de soles foyères en différents points du site et une abondance d’amphores italiques. De nombreux fragments de parois en torchis portant des empreintes de clayonnage ont également été recueillis. Les études ultérieures permettront de caractériser plus précisément le phasage chronologique du site à cette période charnière qu’est la conquête de la Gaule.
L’occupation perdure au Haut Empire avec la création d’un quartier situé aux marges septentrionales de l’agglomération antique, et s’organise autour d’un axe de circulation NO/SE. Dans ce contexte, les structures linéaires maçonnées présentes à l’extrémité orientale du chantier peuvent être interprétées comme des limites parcellaires. L’artisanat y est attesté à travers la découverte d’un atelier métallurgique aménagé au sein d’un bâtiment maçonné. L’analyse des prélèvements réalisés dans cet espace ainsi que dans les différentes fosses de rejet de forge, apportera des informations plus précises sur les objets façonnés dans cet atelier.
À cette époque, artisanat et activité domestique semblent coexister comme en témoignent les amphores de stockage et le four à pain dégagés dans une aire ouverte interprétée comme une cours. Les derniers témoignages d’occupation recueillis remontent aux IIIe-IVe siècles de notre ère.
L’abondance du mobilier recueilli et la forte densité des structures enregistrées à l’issue de cette opération permettront, à terme, de restituer l’organisation spatiale diachronique du site.

 

Catherine Latour-Argant, Archeodunum