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janvier 2014

BOURBONNAIS DANS LA GRANDE GUERRE

Musée de Souvigny (Allier)

du 4 avril au 16 novembre 2014

Tél. 04 70 43 99 75

 

L’exposition « Bourbonnais dans la Grande Guerre » proposée par le Musée de Souvigny (Allier) du 4 avril au 16 novembre 2014 est avant tout une mosaïque de souvenirs humains, d’objets et archives, témoins de l’époque. Des correspondances entretenues à distance entre les hommes et les femmes séparés par la guerre, des carnets personnels, d’autres formes de récits, des photographies. Ou encore des jouets, dessins d’enfants qui éclairent le conflit de 14-18 dans le Département.

Les campagnes se figent

Lorsque sonne la mobilisation générale le 1er  aout 1914, les Bourbonnais sont occupés par les travaux des champs. C’est alors que retentit le tocsin dans les villages et que tout se fige. Le choc intervient au moment le plus sensible du calendrier agricole. Jamais dans l’histoire un tel événement n’avait interrompu ainsi la vie des campagnes et des villes

L’exposition propose de regarder la période sous deux angles : le front, les tranchées, la mort ; mais aussi la vie quotidienne, à l’arrière, avec le rôle des femmes. À la déclaration des hostilités, le 2 août 1914, tous les hommes âgés de 21 à 48 ans sont mobilisés. Paysans, ouvriers, mineurs, sont contraints d’abandonner épouses et enfants. Au front, c’est la guerre de tranchées. Elle devait être de courte durée, elle durera quatre ans.

Les femmes 

Pendant tout ce temps, à la tête des exploitations et des entreprises, au prix de courage, de privations et réquisitions, les femmes assument des responsabilités auxquelles elles n’étaient pas préparées. Il faut diriger les entreprises, assurer leur pérennité. Dans les champs, il faut labourer, semer, faner, moissonner, maîtriser les gestes et les objets qui ne leur étaient pas familiers. Et bien sûr tenir le ménage et élever les enfants.

Et puis il y a aussi les lieux qui permettent de capter l’imaginaire social. La place du village, le café. Les scènes de liesses qui laissent place à la peur, à l’angoisse de ne jamais revoir les siens. Et la gare, symbole du départ vers l’enfer, lieu d’une prise de conscience de la guerre par les populations de l’arrière. C’est aussi là que l’on guette le retour, que s’acheminent les ravitaillements et viennent les nouvelles du front.

Comprendre l’avenir

Une chose est sûre, la majorité des Bourbonnais n’en avaient que faire de récupérer l’Alsace et la Lorraine. Mais l’Allemagne leur faisait peur. À l’issue du conflit, la « grande saignée » a largement puisé dans les forces vives du département puisque 15 135 Bourbonnais meurent au front. Sans compter ceux qui reviennent avec les stigmates indélébiles du combat, mutilés, gazés, défigurés, que l’on désigne sous l’expression de « gueules cassées ».

Saisir les bruits, les sons, les images, les odeurs, le contexte. Mais aussi les mentalités, les représentations et le fonctionnement de la société bourbonnaise de 1914 à 1918. C’est  l’ambition de cette exposition qui appréhende le passé pour mieux comprendre l’avenir.

Informations pratiques

Exposition Bourbonnais dans la Grande Guerre – Du 4 avril 2014 au 16 novembre 2014 – Musée de Souvigny

Tél. 04 70 43 99 75